LE SPECTACLE

Les auteurs

Avec l'aimable autorisation  de l'Académie National de l'Opérette (ANAO)

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Photos : Jacques GANA

 

Maurice Yvain (1891 - 1965) 

Si de 1922 à 1958 l’opérette continue à faire parler d’elle et à offrir au public quelques-unes de ses plus belles réussites, nul doute qu’on ne le doive au savoir-faire et à la science musicale de Maurice Yvain.
Bien que sa formation musicale soit des plus solides (il a Xavier Leroux comme professeur), c’est par la chanson et le cabaret que Yvain se fait d’abord connaître. Sans doute n’a-t-il pas un grand pas à franchir pour aborder l’opérette avec Ta Bouche en 1922 où les tubes semblent à peine se soucier du  » sans-gêne jovial de l’intrigue « , ainsi qu’on le dit à l’époque ; mais c’est regarder bien superficiellement son premier spectacle, comme tous ceux qui vont suivre. Certes décors, orchestre, chœurs, figuration font dans le minimalisme, mais il y a bien de l’à-propos à tout inventer : des rythmes nouveaux (fox, one-step, bientôt charleston, java, paso-doble et boston), des distributions non strictement  » lyriques  » (les premiers noms qui viennent à l’esprit sont Dranem, Maurice Chevalier, Pauline Carton), des  » lyrics  » percutants (avec l’inséparable Albert Willemetz) et des textes d’une efficacité incroyable.
Pourquoi faudrait-il écrire que Yvain s’en tient toujours à la même formule ? Rien n’est plus inexact. Après Ta Bouche (1922) ,Là-haut (1923) – il y aura aussi Gosse de Riche en 1924 ou Pas sur la Bouche en 1925 -, La Dame en décolleté (1923) ou Bouche à Bouche (1925) se donnent dans des salles plus vastes, font appel à des orchestrations plus étoffées (la publicité insiste sur les 110 personnes de la production pour la seconde) et à des voix d’opéra, mêlées aux incontournables Koval ou Jeanne Cheirel.
Les ambitions ne s’arrêteront pas là ; après une quinzaine d’opérettes, Maurice Yvain écrit Un coup de veine pour la Porte Saint Martin où il réunit, dans le théâtre de Maurice Lehmann, Mistinguett, Fanély Revoil et Germaine Roger et surtout en 1946 Chanson Gitane qu’accueille la Gaîté Lyrique (avec André Dassary). Émile Vuillermoz pensait que les rythmes syncopés issus des anglo-saxons constituaient  » la seule révélation technique sérieuse de la musique légère de ce siècle  » ; mais Yvain a su utiliser sur la scène lyrique ce corpus moderne et l’assimiler aux formes musicales les plus élaborées, trios, quatuors, ensembles, finals (que Honegger comparait à ceux de Haydn). Le raffinement harmonique ou mélodique reste clair et direct, la composition est élégante et rend hommage à toute l’histoire de l’opérette que le compositeur d’une certaine manière exaltait peut-être pour une dernière fois dans ses formes canoniques.

André Barde (1874 - 1945)

C’est bien avant la Grande Guerre qu’André Barde (né en 1874) commence sa carrière de librettiste d’opérette ; connu depuis 1895 pour ses  » Chansons cruelles « , chansons douces mises en musique par Marcel Legay, il collabore avec Charles Cuvillier pour Son p’tit frère en 1907 ; cette association avec ce premier musicien va se poursuivre pendant plusieurs années puisqu’on retrouvera la collaboration en 1935 pour Le train de 8 heures 47 ; bien avant PhiPhi et Ta Bouche, Cuvillier écrit des opérettes dans le style des futures comédies musicales de l’entre-deux-guerres ; on trouve déjà l’opérette jouée sur de modestes plateaux (Capucines, théâtre Michel…), des ouvrages en un acte, des équipes resserrées, l’orchestre remplacé par un piano… Ces opérettes ont pour titres : Afgar ou les loisirs andalous (Capucines, 1909), Les Muscadins (1910), La reine s’amuse (Marseille, 1912) ; 1918 n’est pas une franche coupure dans l’histoire de l’opérette ; Cuvillier continue à produire dans le style qui lui est propre toujours au côté de son librettiste attitré : Florabella, (Lyon 1921), Nonette (Capucines, 1922), Bob et Moi (Michel, 1924).
C’est en 1925 que la carrière d’André Barde prend un tour nouveau ; ses collaborations avec Maurice Yvain, Raoul Moretti et Christiné le font passer dans la cour des grands, à l’égal des Mirande, Willemetz, Véber, Praxy, Mouézy-Eon… Le premier engagement est un coup de maître : Pas sur la bouche en 1925 est un énorme succès ; les ambitions de Bouche à bouche joué à l’Apollo sont encore autres ; on retrouvera Barde à l’affiche pour Un bon garçon (1926), Elle est à vous (1929), Pépé (1930), Encore 50 centimes (1931) ou Oh ! Papa (1933) ; tous ces ouvrages d’Yvain se signalent pour la qualité, souvent l’originalité, de leur livret et de leurs lyrics ; le plus souvent Barde signe les deux sans co-auteur ; Barde est aussi l’heureux auteur de Comte Obligado de Moretti ; à propos de cette très amusante opérette, André Barde se confie à la presse pour en souligner les arrière-plans plus sérieux :  » Le thème général est le goût de l’épate et l’amour de l’argent qui dominent dans nos mœurs d’après guerre… Plus que jamais les scandales financiers sont à l’ordre du jour, la Bourse est le baromètre des fluctuations économiques, nous sommes à une époque où on ne parle que de livres et de dollars, c’est pourquoi je mêlais la question d’argent à mon intrigue.  » Il fera encore avec Moretti d’autres ouvrages : Rosy (1930) et, avec Henri Duvernois comme co-auteur, Les Sœurs Hortensia en 1934. Il viendra par contre un peu tard dans la carrière de Henri Christiné : Arthur en 1929, La Madone de Promenoir en 1933, La Poule en 1936 qui semble être sa dernière opérette.
André Barde écrit aussi pendant toutes ces années pour d’autres musiciens : René Mercier un ancien chef d’orchestre des Variétés (Benjamin, Déshabillez-vous). Enfin il a écrit des livrets pour le compositeur Louis Latjaï dont les opérettes ne sont pas restées au répertoire (Katinka, Tonton).
 

Résumé de la pièce

Jouvencel, agent principal de la célèbre marque d'automobiles « Rolmops », est un terrible homme d'affaires aux décisions promptes et définitives, aux principes pleins de fermeté. Il n'admet pas les drames conjugaux et ne croit pas aux faiblesses sentimentales de l'âme et du cœur ! D'après lui, tout adultère cesserait si l'on employait le système qu'il préconise : dès qu'un mari apprend que sa femme a un amant, il doit s'effacer et exiger, sous la menace du revolver au besoin, que l'amant épouse aussitôt sa maîtresse et lui assure son bonheur et cela sous le contrôle du premier mari. Or Jouvencel est marié à une délicieuse petite provinciale, Monique, beaucoup plus jeune que lui et qui a pris pour amant René Ravillon, jeune homme de bonne famille, et employé dans la maison. Toutes les clientes sont amoureuses de cet employé et entre autres une jeune fille orpheline, libre d'elle-même et très riche, Odette Muscadot, qui se déclare prête à l'épouser. Elle envoie promener un fiancé, Patrice de Versac, fait part de son désir matrimonial à Muscadot, son oncle et tuteur, qui entreprend de se renseigner sur la famille de René auprès de Jouvencel. 
 Ce dernier ne demande qu'à favoriser le mariage de René et d'Odette, car, un peu gêné dans ses affaires, il espère faire verser la dot d'Odette dans sa Maison en prenant René comme associé ; René, à qui ce mariage sourit, a décidé de rompre sa liaison avec Mme Jouvencel mais, manquant de courage pour faire connaître cette décision à sa maîtresse, il charge son frère de lait, metteur au point de l'Usine, Jules Patard, chez qui ont lieu les rendez-vous des deux amants, d'apprendre à Monique la nécessité d'une rupture. Celle-ci, à l'annonce de cette terrible nouvelle, s'évanouit et tombe dans les bras de Jules Patard qui se trouve assez embarrassé de son joli fardeau. Il essaye par tous les moyens qu'il connaît de ranimer Mme Jouvencel : souffle sur les yeux, tapotements des mains, de la poitrine, et c'est au moment où il tente la respiration artificielle en mettant sa bouche sur les lèvres de Monique que Jouvencel apparaît et les surprend tous deux dans cette compromettante situation ; Jouvencel, furieux et stupéfait, demande à Jules ce qu'il fait là, celui-ci, si désagréablement surpris, ne sait que répondre car il ne peut dénoncer les amours de René et de Monique. Le mari qui vient d'avoir la puce mise à l'oreille par un certain Eustache, employé d'un détective privé, annonce à Jules que si l'amant de sa femme n'épouse par Monique dans les délais légaux il le tuera. Jules Patard, voyant la vie de son frère de lait en danger, se sacrifie et déclare que c'est lui, lui seul qui est l'amant de Mme Jouvencel.
Monique affolée demande à Jules les raisons de son mensonge imbécile, celui-ci lui déclare qu'il n'a trouvé que ce moyen pour sauver la vie de René, mais il est convaincu qu'il ne faut pas donner trop d'importance aux menaces de Jouvencel, car sa fureur tombera bien vite, que tout s'arrangera, qu'elle peut s'en rapporter à lui. Monique rassurée accepte donc avec calme la situation.Jouvencel annonce à tous qu'il est trompé par sa femme et que très généreusement il l'a laissée à son amant, que celui-ci devra la rendre heureuse ou qu'il aura affaire à lui. 
Le deuxième acte développe les quiproquos de cette situation paradoxale d'un mari obligeant un homme qui n'est rien pour sa femme à lui montrer la plus grande tendresse et prouve à Jules les inconvénients qu'il y a à se dévouer pour un ami surtout quand on a une maîtresse aussi exigeante que Clarisse, la délicieuse dactylo de la Maison.
Le troisième acte, comme il convient, arrange tout et Jules de simple mécano devient un coureur célèbre.

[Extrait du programme original]
 

Videos

 

Informations pratiques

La troupe des Échappés de Charenton présente :
Elle est à vous
Opérette en 3 actes de Maurice Yvain et André Barde
avec choeur et orchestre
Mercredi 7 février 2018 à 20h30
Durée du spectacle: 2h15 avec un entracte
Accès à la salle 30 minutes avant le début du spectacle
Les places ne sont pas numérotées
Ouverture des portes du théâtre à 19h30, permettant l'accès à la buvette (petite restauration sucrée et salée) au profit d'Au Petit Plus
Il n'est pas possible de réserver à l'accueil du théâtre, ni de réserver sans règlement
Il est possible d'acheter des billets sur place le jour même (dans la limite des places disponibles) : tous les moyens de paiement seront acceptés
Personnes à mobilité réduite :
appelez-nous au 01 84 23 70 49 
ou écrivez-nous à contact@echappes.fr
Covoiturage
Représentation au profit de
 

Remerciements

La troupe des Échappés de Charenton tient à remercier :
- La mairie de Charenton, en particulier, Monsieur le Maire Hervé Gicquel, Madame le Maire Adjoint à la culture Delphine Herbert, Valérie Dréno, Corinne Bellotte, Isabelle Manscour, Marion Fuzon, Catherine Lunel
- Les équipes d'Au Petit Plus, en particulier Paul Cheyrouze et Patrick Meusnier
- Les équipes du théâtre des 2 Rives, en particulier Madame la directrice Corinne Dartiguelongue, Philippe Iacobelli, Stéphane Planquet, Emilie Wadsworth, Julien Zerr
- Le conservatoire de Charenton, en particulier Madame la directrice Laurie Martin
- L'association Costume-sur-Seine : www.costume-sur-seine.fr
- Estelle Durquet pour la réalisation du visuel
- Le Lycée Brassens (Paris 19e), en particulier Madame le proviseur Hélène Benkoski, Magalie Bondue
- Le Crédit Mutuel de Charenton, en particulier Madame la directrice Nathalie Mercadier, Yannick Estival
- La troupe des Palétuviens
- Jacques Gana
- l'Académie Nationale de l'Opérette (ANAO) en particulier Monsieur le secrétaire général Jean-Claude Fournier
- L'agence AXA de Charenton, en particulier Monsieur l'Agent Général Arnaud Clément, Samuel Mennecier, Marion Paillasseur
- Le Comité d'entreprise du Crédit Foncier, en particulier Sylvie Sétina, Bertrand Godard, Christel Arnaud-Saint-Martin
- Le club Gravelle Entreprendre, en particulier Madame Fartoukh
 
 

Associations partenaires

 
Sensible à notre cause, de nombreuses association charentonnaises se sont associées à ce projet.
 La troupe des Échappés de Charenton tient à remercier :
- Amicale du 3ème Age (Monsieur Le Peutrec)
- Amicale Bobillot-Seillier (Madame Faihy)
- AO Charenton (Madame Jaeger)
- Association des Paralysés de France - Délégation du Val-de-Marne (Monsieur Bois)
- Côté Paniers (Monsieur Bryon)
- Danserev (Madame Pirault)
- Emprise directe (Monsieur Racofier)
- Les ateliers d'artiste de Charenton (Madame Dejay)
- Libre en scène (Madame Clairet)
- Résidence Arcade Liberté (Madame Pariot)
- So Capoeira (Madame Pereira Silva Leslie)

AU PETIT PLUS

L'association

 
 
Depuis 2005, l'épicerie solidaire "Au Petit Plus" apporte une aide alimentaire aux personnes en situation de précarité, à Charenton-le-Pont et Saint-Maurice.
http://www.aupetitplus.fr
L’épicerie solidaire « Au Petit Plus » est une association de type ‘Loi de 1901′ créée en 2005 par l’association Saint-Vincent-de-Paul grâce au legs d’un particulier.

Devenue une association indépendante, elle est tenue par des bénévoles qui accueillent chaque semaine plus d’une centaine de familles de Charenton-le-Pont et de Saint-Maurice.
Afin de garantir une sécurité et une hygiène optimum des denrées collectées, nous nous devons d’être équipés de matériels performants et nous devons former nos collaborateurs. Tout cela représente de gros investissements. Par exemple, un camion frigorifique coûte environ 35.000 Euros, une chambre froide 15.000 Euros, etc.
Les frais de fonctionnement ainsi que les moyens techniques sont financés par des subventions des collectivités, des dons d’entreprises et de particuliers, ainsi que des participations de solidarité versées par d’autres associations.
Depuis fin 2010, l’épicerie solidaire Au Petit Plus est reconnue « d’intérêt général ». Cela signifie que vos dons (personnels ou d’entreprise) sont éligibles à déduction d’impôts !
Les chèques libellés à l’ordre de « Au Petit Plus » peuvent être envoyés directement à l’épicerie :
« Au Petit Plus », 84 quai des Carrières, 94220 Charenton-le-Pont.
 

Les partenaire privés

 

LES ÉCHAPPÉS DE CHARENTON

Créée en 2017 dans le Val-de-Marne, la compagnie des Échappés de Charenton réunit des amateurs et des professionnel passionnés, fous de joie à l’idée de faire connaitre au plus grand nombre certaines œuvres méconnues de l’opérette, l’opéra, et cætera !
N’hésitez pas et rejoignez-nous, car nous avons trouvé le Pays du Sourire : il est à l’est de Paris ! 

L'association

Quelle(s) ambition(s) ? Quel(s) objectif(s) ?

Notre ambition est de démontrer que la diffusion d'un patrimoine musical méconnu peut être créatrice de valeur, de lien social et d’activité locale. Cette création de valeur se veut au bénéfice de toutes les parties prenantes : nos publics, nos membres, nos partenaires (collectivités, entreprises ou associations partenaires, fournisseurs, etc.).
Objectivement, à court terme (2 ans), nous souhaitons créer une troupe connue de tous les choristes amateurs en Île-de-France, dont la qualité des spectacles et du fonctionnement de l'association est reconnue par ses pairs.
A moyen terme (5 ans), notre objectif est de devenir une référence du théâtre musical à l’est de Paris, en étant notamment la troupe préférée des meilleurs chanteurs et instrumentistes (les meilleurs : ceux dont tout le monde veut car à la fois les plus talentueux, les plus sympathiques, ceux avec lesquels il est le plus facile de travailler, qui mobilisent le plus leur réseau, etc.).

Quelles sont les valeurs de l’association ?

- L’esprit d’équipe, en l’occurrence l’esprit de troupe
C’est la raison première de notre association : penser que 1+1=3 !
Cet esprit se cultive sur scène, mais surtout durant les répétitions et la préparation des spectacles, qui représentent 99% du temps d’un projet. Cela nécessite beaucoup de travail personnel en amont et beaucoup de discipline, notamment en faisant preuve d’enthousiasme et d’énergie en toute circonstance. Cela implique aussi d’accorder une grande confiance aux encadrants.
- Le souci des autres et du public
Au delà du souci des autres qu’exige l’esprit de troupe, les membres de la troupe doivent constamment avoir à l’esprit que rien ne serait possible sans le soutien du public, ni celui de ceux qui nous financent : nous devons leur apporter satisfaction. Pour les dirigeants de l’association, ce souci exige même de rechercher le bien-être des membres, notamment des bénévoles, et cela dès le recrutement en s’efforçant à trouver aux candidats un(e) rôle/fonction adapté(e) au sein de l’association.
- Le goût pour la difficulté, pour le dépassement de soi
Ce goût implique notamment pour chaque membre la volonté d’être évalué, de se former, que ce soit en dehors ou au sein de l’association. Pour les dirigeants de l’association, ce goût implique de porter des projets de plus en plus ambitieux, et de toujours rechercher à gérer l’association de façon plus performante, exemplaire, transparente.
- L’attrait pour la différence, pour l’innovation
En particulier, nous recherchons la diversité dans les profils recrutés, car nous sommes convaincus que celle-ci est une force. Nous pensons également que l’utilisation des nouvelles technologies est une nécessité, notamment en termes de communication. Nous cherchons enfin à mettre en œuvre des formes innovantes de partenariats.
- La passion de la musique, surtout lorsqu’elle est méconnue
Lorsque des priorités doivent être définies, la musique est toujours celle qui vient en premier. Nous pensons que la France est riche d’un patrimoine musical méconnu exceptionnel : nous avons pour ambition de démontrer que sa diffusion peut être créatrice de valeur.

Qui sont les membres fondateurs ?

Amateurs ou professionnels, les membres fondateurs sont tous des passionnés qui ont une solide formation artistique, ou qui ont déjà fait preuve d’un engagement fort dans le milieu associatif. Ils ont en commun d’avoir une expérience réussie dans le domaine du spectacle vivant.
 
Qui sont les membres du Bureau ?
Président : Dominique Huynh
Vice-président : Grégoire Durquet
Trésorier : Olivia Pfender
Trésorier adjoint : Raphaël Frontier
Secrétaire général : Jean-Sébastien Règue

Pourquoi ce nom ?

  • Choisir un territoire pour s’y ancrer est une des premières étapes de la création d’une association. Cela devient alors une composante très importante de son identité.
  • Charenton-le-Pont s’est alors naturellement imposée, car beaucoup de membres fondateurs y ont des attaches ; d’autre part, nous pensons que l’est de Paris est un territoire où une nouvelle troupe ambitieuse pourrait s’épanouir avec les meilleures chances de succès. Nous souhaitions donc un nom associé à la commune.
  • Charenton-le-Pont est historiquement connu pour son hôpital psychiatrique, où ont notamment séjourné le marquis de Sade et Verlaine : https://fr.wikipedia.org/wiki/Hôpital_Esquirol
Ainsi, par métonymie, on a souvent parlé de Charenton en désignant l’hôpital plutôt que la commune. Or il faut être un peu fou - ou échappé de Charenton - pour créer de nos jours une troupe d’opérette ambitieuse ! Le nom était trouvé…
  • Autre lecture du nom : nous avons notamment l’ambition de nous produire dans d’autres communes que Charenton-le-Pont ; nous souhaitons nous diffuser, nous « échapper » de Charenton, et ainsi contribuer à son rayonnement.
  • Dernier clin d’œil : « Les Échappés de Charenton » est le titre d’un film de Georges Méliès de 1901 : nous souhaitions ainsi rendre hommage à un artiste si inspirant. Son film le plus connu est « Le voyage dans la lune » réalisé en 1902 : comment ne pas alors penser à l’opérette « Le voyage dans la lune » d’Offenbach composée quelques années auparavant ?
 

"Les pros"

Sophie Puibaraud : directrice musicale et chef d'orchestre

C'est avec le piano puis le violon que Sophie Puibaraud fait ses débuts en musique en suivant une formation musicale complète aux Conservatoires de Poitiers et de Rueil Malmaison. 
Elle entre à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Versailles, où elle obtient en 2006 le Diplôme d’Architecte d’Etat et, tout en exerçant son métier, elle débute ses études de direction d’orchestre à l’Ecole Normale de Musique de Paris dans la classe de Dominique Rouits. 
Elle obtient en 2010 le Diplôme Supérieur de direction d’orchestre, première nommée à l’unanimité.  Sophie Puibaraud dirigera les deux années suivantes l’Orchestre de Chambre de la Radio Roumaine avec deux productions : Le barbier de Séville de Rossini et L’enlèvement au Sérail de Mozart. 
En 2011, Sophie Puibaraud est amenée à diriger plusieurs ensembles tant dans le répertoire lyrique que symphonique. La même année, elle crée avec Ruta Lenciauskaite l'orchestre de la Troupe Les Palétuviens et en 2013, elle dirige la nouvelle production de Bouche à Bouche de Maurice Yvain au Théâtre Déjazet à Paris. Elle assure depuis la direction musicale de la troupe pour monter chaque année une opérette méconnue ou oubliée afin de promouvoir ce répertoire à Paris et en province. 
L'année 2013 marque un tournant pour Sophie Puibaraud qui est choisie pour diriger l’Orchestre Symphonique d’Etat de Thessalonique pour la création contemporaine, Neharot, Neharot de Betty Olivero à l'occasion de la journée de la femme. Le succès de ce concert décidera Sophie Puibaraud à mettre entre parenthèse sa carrière d'architecte pour se consacrer pleinement à la direction d'orchestre.
Sophie Puibaraud dirige actuellement différents orchestres et projets musicaux à Paris et en région Centre.

Hélène Haag : metteur en scène et chorégraphe

Issue du monde de la danse classique, elle intègre le Jeune Ballet de Paris, au sein duquel elle se produit sur de prestigieuses scènes parisiennes (Salle Pleyel, Palais des Congrès, Théâtre des Champs-Elysées...) mais aussi dans toute la France et à l'étranger, jusqu'au Théâtre Aoyama à Tokyo.
Très jeune, elle devient l'assistante d'Isabelle Stanlowa, qui lui confie les répétitions de nombreux ballets. Elle chorégraphie parallèlement des ballets pour l'Association des jeunes danseurs de Dauphine (Cirque d'Hiver, Trianon.....) En 2004, elle est assistante à la chorégraphie à la Comédie Française pour le Privilège des Chemins de Pessoa.
Passionnée de musique, elle pratique le piano et le chant en amateur, et coach régulièrement des chanteurs lyriques. (travail du geste, position du corps....)Elle signe sa première mise en scène d'Opéra avec Iphigénie en Tauride de Gluck en 2010 à Paris, sous la direction musicale de Nariné Simonian.Elle enseigne actuellement la danse classique à l'Institut International de Danse Janine Stanlowa.

Juliette Sabbah : chef de chant

Pianiste, Juliette Sabbah commence ses études au CRR de Strasbourg où elle obtient son prix dans la classe de Laurent Cabasso avant d'aller se perfectionner aux Etats-Unis avec Adrienne Kim. C'est pendant ces deux années d'études à l'Université de Syracuse, où elle a entre autres l'occasion de se produire en soliste avec orchestre pour la première fois, qu'elle commence à accompagner régulièrement des récitals de chants et des productions d'opéra (Der Schauspieldirektor de W.A. Mozart, La Canterina de J. Haydn). À son retour à Paris, Juliette intègre le cycle spécialisé d'accompagnement au piano du CRR dans la classe de Jean-Marie Cottet et continue de se spécialiser dans l'accompagnement du lied et de la mélodie auprès de Françoise Tillard. Elle a également suivi des master-classes avec les pianistes Rena Shereshevskaya et François- René Duchâble.
Friande de diversité et de nouveauté, Juliette s'associe à la compagnie Les Frivolités Parisiennes dès ses débuts et crée avec elle cinq opéra-comiques : L'Ambassadrice de D.F.E. Auber (2013, avec Magali Léger, Jean-François Novelli, Christophe Crapez), Le Collin-Maillard d'A. Hignard (2013), L'Elixir de Jouvence d'Hervé (2014, création mondiale), Bonsoir, Monsieur Pantalon ! d'A.Grisar (2015) et Le Petit Faust d'Hervé (reprise, 2015). Elle est actuellement chef de chant sur une production du Don Giovanni de Mozart (Atelier Lyrique CMA12, sous la direction de Didier Henry et Catherine Dune).
Le duo qu'elle forme avec la mezzo-soprano Aline Quentin (mélodie et lied) a été sélectionné par l'association Jeunes Talents pour un concert pour leur saison 2015/2016 et vient également de gagner le 3e prix au Concours de l'APEC (Paris, 2015).
Si elle se spécialise dans l'accompagnement vocal, Juliette ne s'y cantonne pas et travaille fréquemment avec le trompettiste Nicolas Ousseni lors de concerts (concert Jeunes Talents au Festival du Cap Ferret) et de concours (premier prix mention Excellence au 30e Concours Jeunes Solistes 2013 au Luxembourg).
Parallèlement, Juliette Sabbah vient d'obtenir son Master de musicologie au CNSMDP dans les classes d'histoire de la musique de Rémy Campos et d'analyse de Michaël Levinas, dans le cadre duquel elle a produit des travaux sur la traduction et l'interprétation du lied chez Schumann, et les premières représentations françaises du Fidelio de Beethoven. Ce diplôme lui a permis, entre autres, de travailler en collaboration avec Bruno Messina pour le Festival Berlioz (2014).

2019 LES ÉCHAPPÉS DE CHARENTON - ASSOCIATION LOI 1901 - 27 RUE DES BORDEAUX 94220 CHARENTON LE PONT

CONTACT@ECHAPPES.FR - 01 84 23 70 49

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